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Bienvenu(e)s sur ce blog dédié aux Arpilleras contemporaneas !

 Il est le support d'une nouvelle façon de créer les arpilleras (broderies):plus actuelle, plus en prise avec l'actualité et le monde contemporain.A partir d'une idée de Patrice Loubon (photographe et artiste français)et d'une rencontre avec Olga Rossel responsable d'un groupe de femmeschiliennes "arpilleristas", sont nées lors d'un atelier expérimentalen 2005 à El Monte (région métropolitaine - Santiago du Chili),de nouvelles arpilleras.

Bienvenid@s al blog dedicado a las Arpilleras contemporáneas !

Esta es una nueva forma de crear arpilleras bordadas, más actuales más de acuerdo  con laactualidad y el mundo contemporáneo.

A partir de una idea de Patrice Loubon (fotógrafo y artista francés) y un encuentro con Olga Rossel a cargo de un grupo de mujeres chilenas arpilleristas han iniciado un taller experimental en El Monte (región Metropolitana Santiago de Chile) de nuevas arpilleras.

 

 

 



27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 14:42

La Fundación es una institución sin fines de lucro cuya misión es elevar el nivel de ingreso, de inserción en los mercados y de participación social, de aquellas personas, familias y grupos que con su propio esfuerzo buscan superar su situación de pobreza y mejorar su calidad de vida con la producción de artesanías y objetos no industriales en talleres y microempresas autogestionadas.
La Fondation est une institution à but non-lucratif dont la mission est fair s'élever le niveau de revenu, d'insertion sur les marchés et de participation sociale, des personnes, des familles et des groupes qui par leur propre effort cherchent à surmonter leur situation de pauvreté et à améliorer leur qualité de vie par la production d'artisanats et d'objets non industriels dans des ateliers et des micro-entreprises autogérées.
The Fundación Solidaridad is a non-profit organization whose mission is to increase the earnings, market insertion and social participation of those people, families and groups who, by their own efforts, seek to overcome poverty and improve their quality of life by producing handicrafts and non-industrial objects in autonomous workshops and microbusinesses.

CORDILLE.JPG

1974
En el Comité de Cooperación para la Paz en Chile, nuestro Equipo de Trabajo inicia la tarea de apoyar la producción y venta de las artesanías fabricadas por presos y detenidos en cárceles y centros de detención.

Dans le Comité de Coopération pour la Paix au Chili, notre Équipe(Équipement) de Travail initie la tâche d'appuyer la production et la vente des artisanats fabriqués par des prisonniers et les détenus dans des prisons et des centres d'arrêt.
As part of the Cooperation Committee for Peace in Chile (Copachi), our team begins to support the production and sale of handicrafts made by political prisoners detained in prisons and detention camps.

1976
Al crearse la Vicaría de la Solidaridad continuamos la labor iniciada en el COPACHI como un programa permanente de la institución. A los talleres de los presos políticos se suman los cientos de organizaciones populares de los sectores más pobres de Santiago que buscan solidariamente la obtención de un ingreso que alivie su dificil situación económica. El ingenio y la creatividad popular inventan artesanías nuevas y originales, muchas de ellas producto de la recuperación de desechos. A través de la venta de estas artesanías dimos a conocer a todo el mundo este maravilloso esfuerzo de dignidad donde hombres y mujeres en las condiciones más diversas han creado sus propias fuentes de trabajo.
Quand la Vicaría de la Solidarité a été créé nous avons continué le travail initié au COPACHI, et il est devenu un programme permanent de cette institution. Aux ateliers des prisonniers politiques se joignent des centaines d'organisations populaires des plus pauvres secteurs de Santiago qui cherchent l'obtention d'un revenu solidaire qui soulage leur difficile situation économique. Le génie et la créativité populaire inventent des artisanats nouveaux et originaux, plusieurs d'elles sont le produit de la récupération de déchets. À travers la vente de ces artisanats nous avons fait connaître au monde ce merveilleux effort de dignité par lequel des hommes et femmes dans les plus diverses conditions ont créé leurs propres sources de travail.
The Vicaría de la Solidaridad is founded and the work begun in Copachi becomes a permanent program of our institution. Hundreds of community organizations from Santiago's poorest areas, seeking to earn a living to alleviate their economic difficulties, are added to the workshops of political prisoners. New and original handicrafts are invented as a result of the ingenuity and creativity of the local people, many of them made from recycled waste products. Through the sale of these handicrafts, we show the whole world how, in a marvellous demonstration of dignity, these of men and women have created their own source of work.

1990
Para el mejor desarrollo de esta labor desempeñada por 16 años, el 6 de diciembre de 1990 se crea la Fundación Solidaridad donde continuamos hoy prestando nuestro servicio.

Pour un meilleur développement de ce travail développé depuis 16 ans, la Fondation Solidarité a été créée le 6 décembre 1990 et continue aujourd’hui à exister et à produire ce pourquoi elle a été créée.
On December 6, 1990, the Fundación Solidaridad is founded to continue the work carried out over the previous 16 years, as it still does today.

 

http://www.fundacionsolidaridad.cl/


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Published by Patrice Loubon - dans arpillerascontemporaneas
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 18:04

Retrouver les photographies de Patrice Loubon intiment enchevêtrées avec les arpilleras de :

Mirza Andrade, Malva Contreras, Natalia Daille, Mirta Gutierrez, Fernanda Jara, Maria Olivares, Eliana Ortubia, Iris Ramirez, Emilia Sepúlveda, sous la direction d’ Olga Rossel.

 

 

 

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Published by Patrice Loubon - dans arpillerascontemporaneas
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 17:41

ULA RdP 0

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Published by Pato
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 10:40

un projet de Patrice Loubon, accompagné des dames brodeuses d’El Monte,

région métropolitaine de Santiago du Chili :

Mirza Andrade, Malva Contreras, Natalia Daille, Mirta Gutierrez, Fernanda Jara, Maria Olivares, Eliana Ortubia, Iris Ramirez, Emilia Sepúlveda, sous la direction d'Olga Rossel.

 

« Donnez-moi pour ma vie

Toutes les vies

Donnez-moi toute la douleur

du monde entier

car je vais la transformer en espérance

Donnez-moi

les luttes

de chaque jour

car elles sont mon chant

ainsi marcheront ensemble

coude à coude

tous les hommes »

 

Pablo Neruda

 

A propos de Urba Latin Arpilleras / Urba Latin America

Entre mars  et septembre 2003, j’ai accompli un périple de plusieurs mois dans 3 grandes villes d’Amérique Latine : Santiago du Chili, Quito, Mexico DF, mon idée est alors de constituer le portrait d’une ville imaginaire qui emprunterait à ces trois-là, à la fois par leur diversité et par leur similitude.

Je pratique pour ce projet au long cours, une photographie, dite de rue, qui consiste en la saisie sur le vif d’instants, la plupart du temps, volés. Ce qui explique le caractère « instable » de certaines prises de vue. Je m’efforce aussi de fixer de façon plus classique, une trame documentaire urbaine, vues architecturales, points aveugles, stigmates, graffitis, publicité,…
Je me propulse dans l’espace public tel une bille de flipper rebondissante, l’œil aux aguets, guettant le moindre signe éloquent qui s’adressera à moi en me livrant une fraction du sens de la rue. Beaucoup de portraits, de détails aussi, plus ou moins importants, plus ou moins visibles. J’emploie volontairement un style photographique éculé, « stéréotypé », inspiré de la photographie directe et des œuvres de Gary Winogrand, Lee Friedlander et de leur prédécesseurs Robert Frank et Walker Evans, ceci pour mieux enfoncer le clou de l’anti-reportage. Je ne raconte pas une histoire, je n’ai pas cette démarche didactique du photojournaliste, ma photographie a la couleur de la photographie de presse, mais elle ne fait qu’en prendre le déguisement formel. Mon propos est plus large, universaliste dans l’âme. Je ne vise pas la publication dans les tabloïds, je ne dénonce rien de précis, je montre ce que je veux que les gens voient, je montre ce qui m’a touché, provoqué, attendri,… récit d’un parcours, lancé brutalement au cœur de la rue.  

Suite à la mise en place de ce premier bloc Urba Latin America qui devient de fait le prototype du projet Urba III - tentative de former une ville globale/générique à partir des villes du monde- naît l’idée de partager mon travail avec des habitants rencontrés lors du périple latino-américain et d’écrire à plusieurs mains une page commune.

Ainsi, s’initie plusieurs ateliers de photographie : à Quito tout d’abord, avec des jeunes travailleurs, à Santiago du Chili ensuite, dans le quartier rebelle de la Victoria (cf. vidéo atelier La Victoria).

Une rencontre
C’est lors de ce dernier atelier que je découvre les arpilleras. Nous visitons la maison du Père André Jarlan abattu par les militaires de Pinochet alors qu’il
lit sa Bible penché sur son bureau.

Respecté et aimé par les habitants du quartier de son vivant, le Père Jarlan, fera l’objet après sa disparition de nombreux hommages populaires et notamment d’une riche production de broderies à sa mémoire, celle-ci sont nommées arpilleras.

Dès lors, je me passionne pour l’histoire de cet art et commence à s’élaborer une idée qui prend racine dans une période particulière de la production des arpilleras liée à la dictature. Ces œuvres d’art populaires ont connu dans ce contexte un développement sans précédent et une production « massive ». Les femmes qui fabriquent les arpilleras sont touchées directement par la violence de la répression du système militaire et par la dureté de la vie. Soutenues économiquement par la Vicaria de la Solidaridad (Santiago de Chile) qui achète et revend leur production à travers les réseaux de la solidarité internationale, les femmes  abordent des thématiques qui leur sont proches : disparition de parents, d’amis, difficulté de survivre, problèmes du quotidien,… Elles créent alors une forme d’art à caractère documentaire aussi riche et efficient que peut l’être la photographie quand elle se donne pour objet la représentation documentaire et critique du monde. J’ai tout de suite été fasciné par la relation qu’elles entretiennent –indirectement- à la photographie.

Ces œuvres restent aujourd’hui un témoignage esthétique vif et opérant sur la question de la conservation de la mémoire de l’époque. Au-delà, elles confirment un dessein esthétique et le projet historique qui les a conduit jusqu’à nous. Passées ces premières découvertes et pensées, commence à se mettre en route le projet en lui-même.
Le projet

Ainsi s’initie en 2005, le projet Urba Latin Arpilleras, fruit d’une rencontre avec Olga Rossel qui coordonne dans la région périphérique de Santiago du Chili les créations du groupe de femmes Arpilleristas del Monte (les brodeuses de El Monte).

L’idée est de faire se confronter des images photographiques actuelles issues de la quotidienneté de la rue latino-américaine et des images à la forme populaire issues d’un savoir-faire artisanal. Je propose donc aux dames brodeuses une sélection de mes images produites à Santiago du Chili, à Quito et Mexico DF, entre 2003 et 2005, chacune sélectionne celles qui les intéressent.

Le travail de recréation se met alors en œuvre. Une prouesse technique, reproduire l’image photographique est pour les dames un véritable défi. De rendez-vous en rendez-vous, de parole en parole, les œuvres se construisent avec patience et invention. Parfois les deux versions, photo et arpillera, se renvoient comme dans un jeu des sept différences, le réel de l’une à l’autre. D’autres interprètent plus, cherchant à transcender le document et le réalisme photographique. Dans la plupart des cas l’arpillera est plus séduisante, plus attractive que la photographie elle-même. Il y a des embellissements : rajouts de fleurs, d’arbre, un ciel bleu à la place d’un ciel gris,… Certaines arpilleras intègreront plusieurs images en une seule et l’on sent à travers ce geste, une volonté de faire discours.

Aujourd’hui, depuis que la férocité de la dictature a cessé, les arpilleras développent des contenus pittoresques pour le tourisme : paysage, bonheur de la vie aux champs, etc...

Mon idée est de redonner de l’importance historique à cet art et de revenir à une version documentaire et active de l’arpillera, qu’elle soit reconsidérée comme témoignage et mémoire sociale, qu’elle reprenne la couleur rouge de la trace du ressenti. L’un des enjeux concomitants est aussi de hisser cet art populaire à un rang qu’il mérite et qui lui fera gagner en distinction et en particularité. Une des hypothèses sous-jacentes visant à ce qu’il se perpétue et fasse école.

Parallèlement, la logique économique déployée dans ce travail comme ressort de la production artistique, me parait cohérente. Les dames ont été jusqu’à présent rémunéré d’une façon juste (le double de ce qu’elles reçoivent dans le cadre de leur production artisanale) grâce à un investissement personnel (2005) ainsi qu’aux financements reçus par mon intermédiaire, accordés au projet de la DRAC LR et du Conseil Régional LR pour l’aide à la création (2008). Ces œuvres à présent peuvent et doivent à terme être vendues, il faut pour cela que nous trouvions une dynamique qui nous propulse dans les rouages du marché de l’art, introduisant un phénomène de reconnaissance opéré par les institutions mais aussi par le marché, loin de l’artisanat.  

Une première exposition de ce travail réalisé avec les brodeuses d’El Monte, a eu lieu du 28 octobre au 30 novembre 2008 dans le cadre du festival FOTOAMERICA au Centre culturel, l’Observatorio de Lastarria, Santiago du Chili.

En 2008 une suite a été produite à cette première expérience dans le même contexte, nourrissant l’ambition d’aller plus loin. Poursuivre ensemble avec ces dames la réflexion engagée sur une pratique qui hybride les cultures et les expressions. Nous avons utilisé cette fois comme base à la création : des textes, des informations extraites des journaux quotidiens, des histoires de vie...  Cette fois, J’ai aussi appris suivant l’enseignement des femmes brodeuses, à fabriquer les arpilleras.
Il s’agit donc d’une recherche en mouvement, riche en perspective et qui pourra être par la suite amplifiée à travers un parcours dans d’autres pays, auprès d’autres populations qui ont des pratiques artistiques proches de l’arpillera.  De fait, je travaille actuellement avec deux dames, fréquentant la Maison de Quartier de la Rte d’Arles (Nîmes) sur un principe équivalent introduisant d’autres processus de représentation.

 

Patrice Loubon, février 2011

Pour en savoir et en voir plus sur les arpilleras :

http://arpillerascontemporaneas.over-blog.com/

 

Bibliographie :

BRETT Guy, Through our own eyes, Popular Art and Modern History, New Society Publishers, Philadelphia, 1987

JACQUES André, Chili, un peuple brode sa vie et ses luttes, CIMADE, Paris, 1977

SCHWARTZ Pierre et VILCHIS ROQUE Alfredo, Rue des miracles, ex-voto mexicains contemporains, Seuil, Paris, 2003

 

Petite notice sur les arpilleras


En castillan, arpillera = serpillière : grosse toile d'étoupe à tissage peu serré utilisée principalement pour l'emballage des marchandises, pour se garantir du soleil, pour protéger les vêtements.

Par extension, le nom de arpillera est donné aux créations figuratives que réalisent les femmes chiliennes pendant et après la dictature. Connues d’abord sous le nom de bordados, petit tapis brodés de laine, originaire de l’Ile Noire, cette forme d’art a une histoire au Chili, dont Pablo Neruda fut le grand propagandiste. Violetta Parra première artiste latino-américaine invitée par un musée français pour une exposition individuelle, présenta quelques uns de ses propres tapis en 1964 au Louvre.

Mais si ces bordados de l’Ile Noire ont été un point de départ, à la ville dans l’impossibilité de trouver de la laine en quantité suffisante et par souci d’économie, les femmes ont réinventé cette forme d’expression à partir de déchets de tissus et de bouts de chiffon qu’elles cousent sur de vieilles toiles. Sous la dictature, elles entreprennent ce travail tout nouveau pour elles et qu’elles n’auraient jamais imaginé pouvoir aborder, épouses de chômeurs ou de prisonniers, elles devaient trouver des moyens et faire entrer un peu d’argent à la maison.

 

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Published by Patrice Loubon - dans arpillerascontemporaneas
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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 20:48

Arpilleristas : 16 años de testimonio y creación

La arpillera...

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Published by Flu Voionmaa - dans arpillerascontemporaneas
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